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publié le 31/07/05 par Jonathan Démoutiez
L'invention fait du bruit dans l'univers de la robotique, ces nouveaux capteurs permettent aux mains des robots d'avoir une meilleure sensibilité
Deux chercheurs de l'université du Nebraska, à Lincoln, ont mis au point un nouveau type de capteur qui devrait permettre de doter les robots d'un toucher proche de celui de l'homme.
Vivek Maheshwari et Ravi Saraf ont conçu un film électroluminescent qui répond à une force appliquée, reproduisant la sensation de toucher et dont les applications pourraient être trouvées dans le domaine de la chirurgie faiblement intrusive.
Selon la revue Science, "la luminescence du film est proportionnelle à la pression exercée par le doigt armé du capteur. Le film est composé d'une succession de couches d'or séparées par un film diélectrique (isolant) et d'une couche de cadmium et de nanoparticules de souffre."
Le film conçu par les deux chercheurs est une alternance de couches de nanoparticules d'or et de sulfure de cadmium séparées par des films non conducteurs ou diélectriques.
Une caméra enregistre la lumière émise et la traduit en une image équivalente au toucher d'un objet.
Pour illustrer le procédé, Maheshwari et Saraf ont pressé une pièce d'un cent américain contre leur capteur. L'image résultante était suffisamment précise pour montrer les plis des vêtements d'Abraham Lincoln et les lettres 'TY' du mot 'LIBERTY'.
Les chirurgiens utilisent aujourd'hui le toucher pour déceler des tumeurs ou des calculs biliaires, déclarent les chercheurs.
"De plus, il serait intéressant de développer des robots humanoïdes qui puissent sentir les formes, les textures, la dureté et manipuler des objets complexes lorsque ce n'est pas possible par la simple vision", ajoutent-ils.
A gauche avant, à droite avec le capteur luminescent
Source : Silicon
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publié le 13/07/05 par Jonathan Démoutiez
Tout comme Steve Austin, héros de la série L'Homme qui valait trois milliards, Jesse Sullivan, un électricien américain, est doté de bras... bioniques ! Amputé de ses membres supérieurs suite ? un accident du travail, il a été opéré par le RIC (Rhabilitation Chicago Institute ). Les nerfs artificiels du bras ont été connectés ? ses nerfs vivants, ce qui lui permet de commander un mouvement simplement par la pensée, comme s'il s'agissait d'un bras naturel. Par exemple, s'il pense ? fermer la main , le cerveau envoie une impulsion nerveuse qui active un signal sur le bras artificielle. Autre plus par rapport aux prothèses actuelles, le bras peut renvoyer des informations au cerveau, simulant ainsi le toucher. Mais contrairement ? Steve Austin, Jesse Sullivan ne dispose pas d'une force surnaturelle. Ses mouvements restent encore un peu saccadés. Le côté de fabrication du bras bionique est estimé 6 millions de dollars, un montant qui correspond précisment au titre original de la série TV : The six Million Dollar Man. 
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publié le 29/06/05 par Jonathan Démoutiez
Ian Pearson est un drôle de type. Ce Nostradamus du numérique, diplômé de mathmatiques et de physique théorique, est futurologue chez British Telecom: il réfléchit à ce que seront les technologies dans dix, vingt, voire cinquante ans. Et si on peut rester perplexe quant aux assertions du bonhomme lorsqu'il annonce qu'en 2050 on pourra télécharger notre conscience dans une machine pour accéder à une pseudo-vie éternelle, il apparaît bien plus crédible lorsqu'il nomme la prochaine grande phase de progrès technologique : "l'intelligence ambiante". Voilà ce qui titille les chercheurs en technologies de l'information européens.
I.: L'Union a d'ailleurs fait de ce concept une priorité pour les cinq ans qui viennent, dans le cadre du programme de recherche sur les technologies de la société de l'information (IST).
L'intelligence ambiante ? Un concept popularisé par Philips ds 2001: rendre "intelligents" les objets quotidiens pour qu'ils communiquent discrétement. Reprenons, pour expliciter, un scénario tiré d'un rapport de la Commission européenne. Nous sommes en 2010. Une voyageuse arrive dans l'aéroport d'une ville étrangère pour affaires, où un programme d'intelligence ambiante a été mis en place. A son poignet, un P-Comm, son appareil de communication personnel. Grâce à lui, son identité est vérifiée immédiatement par les services de l'immigration. La voiture qu'elle a louée s'ouvre à son approche. Arrivée à l'hôtel, sa chambre "s'adapte" à sa personnalité : température, musique, éclairage, etc... Des variables qu'elle peut changer en donnant ses ordres à la voix. On se demande si une telle convergence. sera possible d'ici cinq ans, mais les projets de ce genre sont bien dans les cartons des chercheurs. D'ailleurs, la plupart des briques de l'intelligence ambiante sont déjà posées. Des acteurs tels que Philips, France Télécom R&D et l'institut Fraunhofer y travaillent sérieusement. Et le premier réseau d'intelligence ambiante existe déjà : une spin-off du MIT a déjà mis en place aux Etats-Unis un réseau d'information baptisé Ambient Information Net-work, ainsi que des spécifications matérielles pour transformer des objets quotidiens (du stylo à l'horloge) en appareils "intelligents", capables de transmettre au moins une information à l'utilisateur. Plusieurs produits ont déjà été commercialisés, dont le "Dashboard" ou l'Orb, drôle de lampe qui change de couleur en fonction de l'état de la Bourse ou de votre compte en banque.
Source : SVM
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publié le 28/06/05 par Jonathan Démoutiez
Pendant que les ingénieurs et les geeks se courbent de plus en plus pour le perfectionner et l'admirer, ASIMO, lui, se dresse et se redresse pour aboutir à la génration suivante d'humanodes. Vers le Robot Sapiens Sapiens ?
Honda Motor a annoncé hier avoir doté son robot des dernières technologies, qui vont notamment lui permettre d'être plus simple et mieux connu, pour mieux interagir avec les gens. Ce projet de recherche long terme résout peu à peu les nombreux problèmes qui empêchent le robot d'être vraiment autonome et humain. L'aventure de Honda est lente, mais l'évolution d'ASIMO est régulière.
Cette nouvelle génération bénéficie notamment d'un meilleur contrôle de posture, de mouvements plus autonomes, et surtout de meilleurs capteurs sensoriels, amliorant la vue et le toucher du robot. Tout comme l'Homme des temps reculés, ASIMO grandit peu à peu, il gagne 10 cm sur la génération précédente, et prend 2 Kg de plus (c'est qu'en évoluant on apprend aussi à aimer la bière...). L'humanoïde double son autonomie sur batterie, passant de 30 minutes à une heure.
Le prototype est aussi plus rapide, son contrôle de posture lui permet maintenant de courir. Il peut aussi se pencher et rétablir son équilibre en temps rel, en modifiant son centre de gravité. La petite bête court déjà à 3 Km/h et marche à 2,5 km/h, contre 1,6 km/h auparavant.
ASIMO peut déterminer les chemins possibles pour se rendre d'un endroit à un autre, et choisi seul le meilleur moyen d'y arriver, il peut contourner les obstacles de faon totalement autonome. Les chercheurs veulent que leur robot n'ait pas à stopper ses mouvements pour manoeuvrer, et ça marche de mieux en mieux.
ASIMO peut aussi mieux gérer et réagir face aux sensations de toucher.
Il peut notamment mieux interagir avec une personne qui tient un objet et lui donne, qui lui serre la main, etc. Il peut aussi rétablir son équilibre si on le pousse, autant dire qu'il est déjà plus évolué qu'un homme sortant d'une soirée arrosée.


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