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publié le 31/08/06 par Jonathan Démoutiez
Il ne restait pas beaucoup d'espoir, la loi avait été votée, seul le recours au Conseil Constitutionnel aurait pu changé la donne. Ce dernier vient de rendre son verdicte, et non seulement le texte n'est pas débouté, mais il est amputé des dernières miettes concernant l'interropérabilité.
Dans le communiqué officiel, on précise la suppression des parties suivantes :
« En raison de la définition imprécise de la notion d' " interopérabilité ", les références à cette notion figurant aux articles 22 et 23 de la loi déférée, qui exonéraient de responsabilité pénale le contournement des " mesures techniques de protection " voulues par les auteurs et titulaires de droits voisins, ainsi que l'altération des éléments d'information relatifs à leur régime de protection, lorsque de tels actes étaient " réalisés à des fins d'interopérabilité".» Le logiciel libre n'aura plus le droit de contourner les protections pour lire un contenu fermé, autrement dit, il va devenir probablement illégal de lire un DVD sous linux et d'utiliser des lecteurs comme VLC.
« Comme contraire au principe d'égalité devant la loi pénale, l'article 24, qui, dans le cas particulier de l'utilisation d'un logiciel d'échanges " pair à pair ", qualifiait de contraventions des actes de reproduction ou de mise à disposition d'oeuvres protégées qui constitueraient des délits de contrefaçon s'ils étaient commis par tout autre moyen de communication en ligne."» Le délit de contrefaçon via un réseau P2P qui ne devait coûter que 38 euros redevient un crime passible d'emprisonnement et de 300 000 ? d'amende.
Un constat cependant, la copie privée sur le DVD est toujours interdite, mais la taxe pour droit de copie privée sur ce même support n'est pas pour autant annulée.
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publié le 16/10/05 par Jonathan Démoutiez
ÿa se bouscule au portillon des messageries instantanées tant les acteurs dans le domaine se font maintenant nombreux.
En tête de liste, nous avons AOL Instant Messenger, MSN Messenger et Yahoo! Messenger (ces deux derniers viennent d?ailleurs de passer un accord de partenariat).
Les autres concurrents ne désespèrent pas pour autant, et derrière, Google Talk et autres ICQ continuent leurs chemins.
Mais comme si cela ne suffisait pas, comme si les acteurs n?étaient pas assez nombreux, la radio française Skyrock a décidé de se lancer sur ce marché, en créant son Sky messager...
Un public déjà conquis
Au premier abord, on serait en droit de penser que Skyrock part à l'abattoir en se lançant dans un marché dominé par des concurrents de poids, mais en y regardant de plus près, on se rend compte que la radio française, qui n?en est pas à ses débuts sur Internet, profite déjà d?une notoriété grandissante grâce à ses Slyblogs.
En effet, 3 millions d?adolescents en manque de création artistique et désireux de faire découvrir leur petit monde à la terre entière ont déjà créé un journal virtuel sur le service de la radio.
Et Skyrock compte bien sur ces 3 millions d?utilisateurs pour assurer le succès de son prochain service de messagerie instantanée, qui n?a d?ailleurs pas été annoncé par la radio elle-même, mais par Bouygues Télécom, qui proposera entre autres l?utilisation de ce Sky Messager lors du lancement de sa nouvelle offre i-mode haut débit.
un Skyprocès pour un Skyblog ?
Un léger soucis pourrait en revanche se poser face au lancement de ce nouveau service, c?est son nom.
En effet, si nous revenons quelques mois en arrière, la société Vortex, qui détient la radio Skyrock, sortait tout juste de ses démêlés en justice avec le groupe média britannique BSkyB et se voit condamner à ne plus utiliser le préfixe Sky pour autre chose que nommer la radio elle même.
En d?autres termes, les Skyblogs vont devoir changer de nom, mais quand ?
D?autant que le groupe lance maintenant un nouveau service, lui aussi appelé Sky (vous remarquerez toutefois que celui-ci est détaché du reste du mot)...
Source : NetEconomie
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publié le 03/08/05 par Jonathan Démoutiez
Vous vous rappelez certainement du fameux ver Sasser qui a infecté la majorité des ordinateurs sous windows connectés à internet dans le monde.
Ce ver avait pour but de faire redémarrer la machine après un compte à rebours. Aucun danger pour les données sensibles, aucune divulgation apparente de la vie privée, aucune altération particulière et flagrante de windows, si ce n'est ce redmarrage intempestif.
Ainsi, et mme si son auteur a l'poque affirm le contraire, ce petit ver en apparence pas mchant a caus de nombreux dgats, rendant serveurs et autres machines de bureau quotidiennement utilises hors-service.
Aux environ du mois d'Avril 2004, un jeune allemand alors ag de 17 ans, passionn de programmation, se lance dans la cration d'un petit programme qui serait capable de s'installer sur une machine distante de manire tout fait transparente pour l'utilisateur, et qui pourrait effectuer des oprations importantes sur la machine, comme par exemple, la redmarrer.
Ce petit programme, on appele a un virus, c'est interdit et notre jeune allemand le sait trs bien, mais il ne le fait pour l'instant que par passion, pour mettre ses comptences l'preuve, et aussi pour tenter d'exploiter une faille critique dans Windows XP.
C'est ainsi que le virus de notre programmeur en herbe prend forme, et que son auteur dcide alors de lancer ce dernier sur la toile, histoire par exemple de tester et de vrifier que le programme cr est bien capable de faire ce pour quoi il est prévu.
Et aprs vrification, il savre que le virus fonctionne. Il fonctionne mme trs bien, trop bien pourrait-on dire, c'est du moins ce qu'a du penser son auteur lorsqu'il s'est rendu compte qu'en trs peu de temps, sa petite cration avait dj fait le tour de la plante en infectant tous les ordinateurs sur sa route...
Cela surpassait compltement les dgats occasionns par le ver Blaster l'anne prcdente, et rapidement, de nombreuses entreprises, groupes indpendants, particuliers ont commenc se plaindre de ce nouveau flau.
les enqutes commencent donc et on remonte vite vers la piste d'un certain Sven Jaschan, tudiant allemand d'environ 17 ou 18 ans, assez introverti, peu sociable, mais connu comme tant un maniaque du clavier. L'histoire veut que ce dernier ait t dnonc par ses amis contre une somme d'argent, mais l'histoire ayant t dmentie par certains, puis affirme par d'autres, on en a jamais vraiment vu le fin mot ici... et ce n'est pas vraiment le plus important aujourd'hui.
Lors de son arrestation, Sven Jaschan ne nie aucun des faits qui lui sont repprochs, savoir le sabotage d'ordinateurs et la modification illgale de donnes, travers la cration et l'utilisation de Sasser. On lui annonce qu'il risque alors la peine maximale de 5 ans de prison.
S'en suit alors un engouement pour le jeune tudiant, considr par certains comme un hro et par d'autres comme un criminel, il n'en reste pas moins que Jaschan a rapidement trouv un travail, ds le mois d'Octobre 2004, dans une socit spcialise dans la scurit informatique. Il faut dire que des lignes mentionnant la cration d'un virus contaminant la plante en une semaine, dans un CV, cela a de quoi faire baver plus d'un "script kiddie" et peut (paradoxalement) intresser les entreprises (si on peut crer un virus aussi puissant, on peut savoir comment le dtruire).
Le jugement du jeune Jaschan a donc eu lieu cette semaine, et la sentence a t prononce hier.
Sven Jaschan a été condamné 21 mois de prison avec sursis.
Le tribunal de Verden a fait preuve de clmence quand ce verdict, en tenant compte d'une part du fait que l'auteur du virus tait encore mineur au moment o le virus s'est rpandu (il a atteint la majorit juste aprs), et en soulignant également que ses agissements n'avaient aucune fin commerciale.
Sven écope galement de 30 heures de travaux d'intérêt général.
L'addition aurait donc être bien plus sale, c'est d'ailleurs ce qu'avait demand le procureur, qui rclamait 2 ans de prison, 300 heures de TIG et une amende de 130 000 (montant estim des dgats causs par Sasser) l'encontre de Sven Jaschan. Mais le tribunal de Verden a tranch et Jaschan n'aura qu'un an et neuf mois avec sursis.
noter que cela n'affectera pas son emploi dans la socit qui l'a embauch (en connaissance de causes, finalement) l'anne dernire, et pour laquelle Sven Jaschan dveloppe toujours.
Source : ZDNet
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